Livres photos disponibles en les commandant en ligne (accès en cliquant sur la couverture du livre choisi)
ou par courrier: Atelier Malicot 11 rue Carnot - 72300 Sablé-sur-Sarthe.
Tarifs valables uniquement pour une expédition en France Métropolitaine. (Frais de port offerts)
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1852. Quand la plupart des photographes parisiens s’inspirent des lieux mondains pour portraiturer leurs contemporains, quelques uns s’intéressent à la vraie vie et ouvrent une page nouvelle dans l’histoire de la photographie en inventant la « photographie de genre ». Ce courant a ému deux frères, Charles et Jules Yvon et leur a donné l’idée de photographier leur sport : le canotage. Dès lors, et durant quinze ans, ils ont réalisé des photographies d’embarcations quand la science n’avait pas encore résolu le problème de l’instantanéité. Leur travail a pu être mené à bien grâce à une maitrise parfaite de la technique d’alors : le collodion humide, et à une coopération indispensable entre photographes et modèles afin d’avoir quelques chances de saisir des silhouettes nettes.
Les frères Yvon furent aussi des champions sportifs lorsque l’équipage d’une yole à quatre rameurs barrée par Charles Yvon remporta la première victoire française dans une régate à l’étranger. C’était à Rotterdam en 1860.
Le résultat de ces aventures hors du commun est constitué d’images inédites et exceptionnelles tant pour servir l’histoire de la photographie que celle du canotage. Car malgré l’importance du sport nautique au milieu du XIXe siècle, et en dépit de l’intérêt que portaient d’autres photographes pour cette activité populaire, il n’existe pas d’autres photographies connues de sportifs datant de cette période.
Qui n’a pas été attendri par une carte postale représentant la rue principale de son village natal, le château emblématique de sa ville ou le témoignage révolu de l’activité industrielle de sa région ? Ces petits bouts de carton qui firent parfois la fortune de leurs fabricants sont autant de témoignages d’un passé emprunt de nostalgie. Mais qui imagina, qui fabriqua et qui commercialisa ces cartes illustrées? Des marchands locaux en quête d’un revenu complémentaire aux grands noms de l’édition, tous ont contribué à la mise en image de notre patrimoine architectural et à la production de paysages touristiques. En faisant le choix d’éditer leurs clichés sous la forme de cartes postales, les photographes ont également contribué à créer et à entretenir des liens affectifs entre l’expéditeur et le destinataire.
Joseph Malicot était photographe, et son atelier qui surplombe l’Erve dans le centre de Sablé-sur-Sarthe est là pour nous rappeler un métier qui a quasiment disparu à l’aube du XXIe siècle. Mais il eut aussi l’idée géniale de devenir éditeur de cartes postales.
Ainsi, avec ses clichés souvent diffusés en grand nombre, et durant plus d’un quart de siècle il nous a livré une vision de sa région à travers plusieurs milliers de cartes postales. Des cartes pionnières représentant les édifices emblématiques du territoire aux évènements de la vie quotidienne, rien ou presque n’a échappé au regard du photographe : les transports fluviaux sur la Sarthe, les trains à vapeur, le travail des marbriers, des potiers et des briquetiers…., nous donnant ainsi une idée de la vie commerçante, artisanale et industrielle de notre région, et bien au-delà. Une leçon d’Histoire en quelques sortes, que rien d’autre que la carte postale illustrée n’aurait pu rendre avec autant de vérité.
